Chroniques de voyage – 1

2 mois et demi que je suis rentré d’Equateur, les nombreuses images faites ont en partie dormi dans les cartes mémoires. J’ai commencé à y jeter un Coups d’Oeil et à trier, le plus difficile.

Un voyage ne se résume pas à quelques dizaines de Giga Octets, c’est aussi de très bons souvenirs, des moins bons, des questions ou des remises en question.

Et justement, en voyage, je pense qu’on est suffisamment loin de son quotidien pour avoir un regard avec le décalage suffisant sur notre vie. Je ne vais pas vous assommer de théories sur la vie que j’ai ou que je devrais avoir, juste envie de vous faire partager des sentiments et sensations au fur et à mesure de ce périple de 1 mois en Equateur. J’ai retrouvé un petit carnet sur lequel j’ai écrit, à chaud ou presque des moments & anecdotes, rencontres & ressentis

Lundi 21 octobre, 4h du mat

Après une soirée sympathique et arrosée chez mes amis Jed et Didine, le réveil sonne mais ne me réveille pas. Il me délivre d’une nuit sans sommeil, avec des inquiétudes qui n’avaient pas lieu d’être : « Si la voiture démarre pas demain matin ? si je me réveille pas ? Et si mon billet n’était pas valable ? J’ai bien mon passeport ? » Du coup une 18ème vérification du passeport devient nécessaire.

Bref, me voilà dans l’avion direction Madrid. Ca parle espagnol et j’entrave rien. Encore une idée brillante que d’aller me perdre dans un pays à l’autre bout du monde là où ils parlent exactement une langue que je ne comprends pas. Bon et puis à y être dans le bled, je m’y suis collé pour 4 semaines, sans remise de peine…

Aéroport de Madrid, en transit

Aéroport de Madrid, en transit

17h de voyage plus tard, je pose le pied en terre inconnue, et ça c’est bon.

Le chauffeur de taxi me parle, évidemment, nous échangeons dans un anglais pour le moins « personnalisé » mais on échange. D’ailleurs sa conduite est très personnelle aussi, un mélange de pilotage, de cascade et de jeu de hasard. Intéressant mais à petite dose.  Le paysage défile vite, je plane un peu, fatigué, intrigué, content ? Oui content de vivre autre chose, loin de chez soi on a l’impression de vivre plus intensément.

Après avoir manqué 3 piétons, 2 chiens, un camion et un bus je descends du missile TOYOTA de 468589 km et récupère une chambre d’hôtel à Quito.  On me déconseille toutefois de sortir dans la rue à la nuit tombée. Ha bon, dommage, il fait nuit. Basique la piaule mais sympa, la douche brulante ou glacée. La suite du voyage me montrera que l’Equateur c’est comme la première douche, pas de demi teinte, pas de compromis, soit c’est dur, soit c’est dur, aussi.

 

La suite très vite :)